lundi 11 septembre 2017

ASSOCIATION « Les Amis de Pierre-Paul Prud’hon »


ASSOCIATION

« Les Amis de Pierre-Paul Prud’hon »


(Association inscrite en préfecture de Saône et Loire,
 soumise à la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901)



«Après avoir vu un tableau de Prud'hon, on jouit de la même émotion qu'avec une note de Mozart ou un regard de femme auquel on pense souvent», écrivit un jour Stendhal


..."Ce que l 'abbaye est au musée dans l' ordre religieux et historique, le nom de Pierre Paul Prud 'hon l 'est dans l 'ordre artistique ".


 Acte de fondation du musée du musée Ochier de Cluny

COMMUNIQUE


A l’instigation d’Etienne Moulron, et sous son inspiration, Il a été décidé ce dimanche 3 septembre 2017 par plusieurs personnes s’associant à cette fin de créer l’association loi 1901 dénommée 

« LES AMIS DE PIERRE-PAUL PRUD’HON » 

dont le but est de promouvoir et d'enrichir la connaissance du peintre natif de Cluny (1758-1823), d’en perpétuer et d’en entretenir par tous moyens le souvenir et la mémoire.

Une des vocations essentielles et fonctions prioritaires de cette association consistera en la création, et son exploitation, à Cluny du futur espace muséographique qui lui sera entièrement consacré.

Les statuts de cette association, dont le siège se situe à  Cluny, ont ete déposés en préfecture de Mâcon (Saône et Loire) selon les modalités habituelles.

​Une prochaine ​assemblée générale est programmée à cet égard le jeudi 19 octobre prochain en la salle de Justice de Paix, à Cluny,  de 18h30à 20h30 à laquelle vous êtes toutes et tous conviés.

P.S: Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence en nous renvoyant, si cela vous agrée, votre bulletin et reçu d'adhésion accompagné du règlement de votre cotisation établi au nom de l'association.




Pour tous renseignements et informations :



Les Amis de Pierre-Paul Prud’hon



a/s Etienne Moulron

1, avenue Pierre le Vénérable

(F)71250- Cluny






N.B : Concernant Pierre-Paul Prud’Hon , voyez ces deux  vidéos: 












Le berceau de l'Aiglon



dessiné par Pierre-Paul Prud'hon (1811)


Technique :





argent doré, nacre, velours, soie et tulle





Dimensions :
H = 2,16 m

Lieux de conservation :
Vienne, Kunsthistorisches Museum, Weltliche Schatzkammer



N.B: Pour votre bonne information, nous avons eu l'honneur de proposer la présidence d'honneur de notre association, (Il doit prochainement nous communiquer sa réponse) à Monsieur Sylvain Laveissière, Conservateur général honoraire au département des Peintures du musée du Louvre, et auteur du catalogue officiel de  l’exposition organisée par ses soins en 1997-98 au Grand Palais et au Metropolitan Museum de New York.

Nous allons prochainement l'inviter, s'il l'accepte, à venir nous enrichir d'une conférence prochaine. (Date à fixer)





" «Celui-là […] enfourchera les deux siècles avec des bottes de sept lieues ! » (1 ) : évidemment apocryphe, la prédiction mise dans la bouche du vieux Greuze par l’historiographie romantique a au moins valeur de constat. Né 33 ans après Greuze et comme lui dans le sud de la Bourgogne, Prud’hon est écartelé entre XVIIIe et XIXe siècles. Les Goncourt, qui commencent leur Art du XVIIIe siècle avec Watteau, l’achèvent sur son nom. Pour les nostalgiques des fêtes galantes, de Boucher et de Fragonard, c’est un rêveur égaré dans le monde des Brutus et des Sabines, qui prolonge sous l’Empire les grâces du XVIIIe siècle ; à l’inverse, peintres romantiques et réalistes ont reconnu en lui un précurseur, et lui ont accordé la gloire que son temps lui avait tardivement concédée, et chichement.

Son temps, c’est celui de David, de dix ans son aîné : seul parmi les grands peintres de l’époque, Prud’hon n’est pas de ses élèves. De là un relatif isolement, où la postérité verra un ostracisme. Car vingt ans après sa disparition, l’étoile de Prud’hon, tenu pour une victime de l’école davidienne, sera d’autant plus brillante qu’aura pâli celle de ses contemporains. À partir de 1840 et pour près d’un siècle, Prud’hon est au sommet de sa gloire : Frédéric Villot, les Goncourt, Jean Guiffrey cataloguent ses oeuvres que se disputent les grands collectionneurs, les trois Marcille, le duc d’Aumale, lord Hertford, Léon Bonnat, Étienne Moreau-Nélaton, Grenville L. Winthrop, et les musées.

Puis vint l’oubli – chez les historiens du moins – car les amateurs furent fidèles. À trop avoir été isolé de ses contemporains, Prud’hon, sorti de l’histoire, était devenu insaisissable. Delacroix proclamait « le véritable génie de Prud’hon, son domaine, son empire, c’est l’allégorie » : mais qui se soucie de ce genre que Winckelmann plaçait au-dessus de la peinture d’histoire ? Une biographie réduite à la légende dorée (ou au roman noir, avec le suicide de Constance Mayer), un oeuvre encombré au fil des ventes d’indignes scories, dues au succès même de l’artiste, une thématique dont la pertinence échappe, ont longtemps détourné de lui les chercheurs.

Pourtant, un regard neuf sur les oeuvres authentiques et une salutaire critique des sources font apparaître un artiste pleinement en phase avec son temps, celui de David sans doute mais aussi de Canova, et même un des acteurs essentiels du mouvement néoclassique, clairement perçu par eux comme une renaissance.

Contrairement à l’idée reçue, Prud’hon, tout indépendant qu’il fut, n’est pas resté à l’écart des institutions : on sait aujourd’hui qu’il envisageait, à son retour de Rome, d’entrer à l’Académie royale de peinture, condition obligée pour exposer au Salon et prétendre aux commandes publiques. Son premier grand tableau, L’Union de l’Amour et de l’Amitié (Salon de 1793, Minneapolis Institute of Art) fut entrepris dans cette intention : la suppression de l’Académie en décida autrement.

Il connut heureusement le soutien d’esprits éclairés, l’éditeur Pierre Didot, pour qui il créa d’admirables illustrations sous la Révolution, le comte Sommariva qui lui commanda la Psyché (1808, Louvre) et le Zéphyr (1814, Dijon), l’impératrice Joséphine ou Vivant Denon, dont il fit les portraits (Louvre), le préfet Frochot, enfin, responsable de son chef-d’oeuvre, La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime (1808, Louvre).

Comme les maîtres de la Renaissance – on sait sa vénération pour Léonard – Prud’hon fut aussi un artiste universel, brossant le décor de l’hôtel de Lannoy autour de 1800 (entré au Louvre en 2005) ou dessinant le berceau du Roi de Rome en 1811.

Consacrée il y a dix ans par une grande exposition, la redécouverte de Prud’hon se poursuit et devrait donner lieu prochainement à une synthèse. Mais plus simplement, la rencontre avec son oeuvre est aussi pour chacun de nous une source de plaisir, une émotion rare, que Stendhal comparait à celle que procure un air de Mozart…" 

Sylvain Laveissière

conservateur général honoraire du patrimoine
département des peintures, musée du Louvre

« Pierre-Paul Prud’hon. Cluny, 4 avril 1758-Paris, 16 février 1823 », 

dans Célébrations nationales 2008, Paris, ministère de la culture et de la communication. Direction des Archives de France. Délégation aux célébrations nationales, 2007, p. 151-153.
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Maison natale de Pierre-Paul Prud'hon
Cluny



Buste en bronze (1823)
de Pierre-Paul Prud'hon

Initialement situé au dessus de la fontaine ,
rue Lamartine 
à Cluny 
et tranférée ensuite
Place Saint Marcel





Buste de Pierre-Paul Prud'hon
Cluny


N.B:  L'association " Les Amis de Cluny " ont conduit en différents travaux ces derniers mois afin de remettre en valeur le buste du peintre Pierre-Paul Prud’hon, en particulier en installant une plaque sous le buste dont la pierre a été offerte par le tailleur de pierre clunisois, Philippe Griot.


" Sur la porte du couvent qui fait face à la maison de mon grand-père, un écriteau nous conserve cette trace de la guerre : Foyer américain. Les religieuses de Saint-Joseph de Cluny, dans le puits desquelles nous allions chercher notre eau, n’ayant plus le droit de tenir un pensionnat, hospitalisent, paraît-il, des dames américaines. Quel changement et quel contraste ! Le melon a horreur des buveurs d’eau. Le rite, fidèlement suivi autrefois dans cette petite maison de France qui poursuit ces étrangères de ses tristes et intrépides regards, veut que, sur le melon, même les enfants boivent pur. C’est au parfum du melon qu’est mêlé dans notre mémoire, comme la vigne à l’ormeau et comme le dorique à l’ionique, le premier contact du vin nu.

Le vin pur avait pour nous une antithèse inattendue : Prud’hon, le plus illustre enfant de Cluny. Moins généreux que Tournus qui a dédié à Greuze une statue de marbre, Cluny n’a élevé à Prud’hon qu’un triste buste juché sur une fontaine municipale, après le puits des Récollets, l’eau la plus proche de notre maison. (Depuis, on a transporté ce buste ailleurs.) Cet ensemble minable suscitait les sarcasmes de mon grand-père, dans la bouche de qui Prud’hon devenait un péjoratif. Quand ma grand’mère, qui avait son vin spécial, en redemandait une bouteille, elle ne l’obtenait qu’après un refus ainsi formulé : « Va chez Prud’hon ! » Aller chez Prud’hon dans le vocabulaire familial, signifiait boire de l’eau. La veille de mon départ éventuel pour les Etats-Unis, il est probable qu’il m’arrivera de dire à mes amis : « Je vais chez Prud’hon ! » et d’oublier qu’ils ne comprennent pas."....

THIBAUDET, Albert (1874-1936) : Cluny.- Paris : Emile-Paul, 1928- Rédité par les éditions A Contrario à Cluny suite à ma suggestion à Mathieu Baumier en 2004





Tombeau de Pierre-Paul Prud'hon


Cimetière du Père Lachaise

Paris




Pierre-Paul Prud'hon (1888)

Sculpture de Gustave Debrie (1842-1932)
Paris, Jardin du Luxembourg

Façade de l'Orangerie







Pierre-Paul Prud’hon 

et le Musée d'art et d'archéologie Ochier 

de Cluny


Le docteur Jean-Baptiste Ochier, conseiller municipal â Cluny, érudit passionné d’archéologie rassembla un grand nombre de vestiges de l'abbaye et joua ainsi un rôle important dans la création du musée qui porte désormais son nom.

 II en va de même de celle d'Auguste Pécoul premier conservateur du musée qui a considérablement accru les collections en obtenant l'aide du ministère chargé des Beaux - Arts ainsi que des dons. 

Dans l'acte de fondation du musée, sont énoncées les priorités de la nouvelle institution :

 « Perpétuer la mémoire du passé de Cluny, en sauvant de la destruction et de la dispersion les objets provenant de l 'abbaye des bénédictins et des anciennes maisons de la ville... 

Ce que l 'abbaye est au musée dans l' ordre religieux et historique, le nom de Pierre Paul Prud 'hon l 'est dans l 'ordre artistique ».

Dans la salle latérale, outre des objets d'art religieux qui témoignent de la vie de l’abbaye durant le 18ème siècle ainsi qu’un fonds de gravures, dessins et plans des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles, comportant des œuvres de Lallemand, Sagot et Prud'hon, on pourra fin 2017  y retrouver, et l’admirer, une œuvre commune de Constance Mayer, son épouse  et de Pierre-Paul Prud'hon «  Une jeune naïade lutinée par des amours » datant de 1812 et stockée dans les réserves du musée du Louvre depuis 2009 à la demande même de la conservatrice d’alors qui ne pouvait assurer sa présentation en salle ni son stockage au sein de réserves inadaptées, réintègrera fin 2017 le musée de sa ville natale  . 


«  Une jeune naïade lutinée par des amours »

 Constance Mayer et  Pierre-Paul Prud'hon 






Bibliographie sommaire 

  • Catalogue de l'exposition (RMN), par Sylvain Laveissière, commissaire de l'exposition
  • Prud'hon, par Sylvain Laveissière. Collection Le cabinet des dessins, Flammarion, 
  • Prud'hon, la poésie du corps, par John Elderfield. La Martinière
  • Prud'hon dans les collections de Chantilly, par Sylvain Laveissière, Nicole Garnier, Laure Caylux. Musée Condé,
  • L'ABCdaire de Prud'hon et le néoclassicisme, collectif. Flammarion



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15 Décembre 2017

Pour votre bonne information, 

 en particulier pour celles et ceux qui n'en auraient eu connaissance,

en regrettant que ce dessin n'ait pas été (ou pu l'être?) acquis par la ville et le musée de Cluny, ce qui, j'en suis bien conscient et en conviens, est sans doute plus facile à dire qu'à faire ! 



EXTRAIT DE 


Images intégrées 1

" Quatre acquisitions du Musée Fabre de Montpellier " 

   15 décembre 217


14/12/17 - Acquisitions - Montpellier, Musée Fabre - Le Musée Fabre s’est encore récemment enrichi de plusieurs tableaux et dessin,  acquis en vente publique à l’hôtel Drouot le 1er décembre dernier dans une vente Leclère consacrée au XIXe siècle.
Un dessin avait également été acquis par Montpellier à l’hôtel Drouot quelques jours plus tôt le 29 novembre dans la vente Audap & Mirabeau pour 16 500 € (hors frais). Il s’agit d’un autoportrait de jeunesse de Pierre-Paul Prud’hon d’un style encore très « XVIIIe siècle », bien différent de celui qu’on lui connaîtra plus tard.
 Bien que présenté prudemment comme « autoportrait présumé », Sylvain Laveissière, le spécialiste de l’artiste, nous a aimablement confirmé l’identification et reviendra plus en détail sur cette œuvre dans une prochaine publication. Il nous a notamment signalé que la physionomie de Prud’hon se retrouve très proche dans une gravure de Leroy d’après un autre autoportrait en miniature 
Pour plus d'infos:



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« Les Amis de Pierre-Paul Prud’hon »
(Association inscrite en préfecture de Saône et Loire,
 soumise à la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901)
Bulletin d’Adhésion


Nom:.............................................................Prénom:...................................................
Date de naissance :............/............./..........................
Code postal:........................................Ville:..................................................................
Tél:........................................Email:.............................@.............................................
Je déclare par la présente souhaiter devenir membre de l'association : " Les Amis de Pierre-Paul Prud'hon ".

A ce titre, je déclare reconnaître l'objet de l'association, en avoir accepté les statuts et verse ma cotisation due pour l'année en cours (2017/2018)


Le montant de cette cotisation est de 15 €, payable par chèque ou par espèces.
Ce montant peut être aménagé de la manière suivante : Pour les étudiants et chercheurs d'emploi, la cotisation est fixée à 10 €.

Si j'entre dans l'une des catégories décrites ci-dessus, je prends en compte l'aménagement de ma cotisation et ne verse que la somme réduite au titre de ma cotisation.

Fait à...................................., le..........................................

Signature (Faire précéder de la mention Lu et approuvé ")




Les amis de Pierre-Paul Prud’Hon
1, avenue Pierre le Vénérable.71250-CLUNY.
email : lesamisdeppprudhon@gmail.com-Tel : 06.75.48.31.86

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Etienne Moulron

Fondateur de la Maison du Rire et de l'Humour
Dans un des rares livres où il se soit
https://www.latribunedelart.com/quatre-acquisitions-du-musee-fabrelivré à un début d’autobiographie (un
livre sur
Cluny,
Émile-Paul,
1928
), Thibaudet rappelle qu’il était de Cluny, mais
aussi de Tournus : Cluny pays de sa fami
lle maternelle où il
passait ses vacances
d’enfant, Tournus pays de sa famille patern
elle. Et voici son commentaire : « Pas
de familles sans bilingues... Une famille, c’
est deux familles, comme un œuf sur le
1
Une première version de cet exposé a été présentée à Tournus en septembre
1986
, lors d’un
collo2
plat c’est deux œufs sur le
plat... Pour l’enfant, il y a ce
lle de son père
et celle de sa
mère, il y a la perpétuelle comparaison de deux
langues, de deux états humains, et
voilà la gymnastique du sen
s critique... Entre Cluny et
Tournus, l’exercice de la
comparaison était rendu facile à des en
fants par la différence de climat des deux
familles. » Puis, généralisant son cas p
ersonnel, il continue : « Quand on y regarde
bien, la moindre parcelle de vie bourguigno
nne implique ce contraste, ce dialogue
et ce mariage d’un Nord et d’un Sud. Le Nord : Buffon, Bossuet et Rud